est en vrac

Sois gentil, PUTAIN !

13 avril 2018

Il y a quelques mois, je vous faisais part de mes voeux pour 2018, au bout de 4 mois et demi, est-ce que j’ai tenu ma parole ?

– augmenter ma culture générale : je vais être honnête…. Je suis toujours un poulpe et je n’ai pas trouvé le temps de lire des trucs intelligents.
– voyager : c’est pas encore ça… Mais je vais y travailler.
– moins rager : là, c’est un changement phénoménal et je vais vous en parler.
– tenir ma motivation sportive : c’est reparti les enfants, maman ose même les fractionnés, va à la salle de sport après un petit footing, mes nanos-abdos sont de retour !
– reprendre la photo : BOF BOF ! J’ai vraiment un problème de planning mais je crois que les beaux jours vont m’inspirer.

Globalement, je suis plutôt satisfaite de ce bilan post nouvel an de quasi-anniversaire (JE SUIS NÉE LE 15, JE VOUS INVITE À NE PAS OUBLIER)

Mais les amis, je vous écris avec un objectif très précis, je veux qu’on s’arrête sur le point numéro 3, MOINS RAGER !
En entrant dans ma phase Bisounours, j’ai réalisé que c’était possible. EH OUAIS LES GARS ! Il est physiquement possible d’arrêter de rager en boucle SI SI et de sourire davantage !

J’ai pas fait Harvard en vrai, mais j’ai un reminder sur le bras pour me dire de sourire !

Je vais vous raconter ma vie…
Au fond de moi, pendant plus de 32 ans (presque 33 PUTAIN !), j’ai toujours été animée par la colère, pour des milliards de raisons, j’étais énervée contre la vie mais je ne vais évidemment pas m’épancher sur tout ça… La colère était mon moteur, dans le sport, le travail, dans mes rapports avec les autres, j’étais la fille combative mais avec les sourcils froncés. Cette année, j’ai voulu repartir à zéro, être quelqu’un de calme, d’heureux et de bienveillant (LE mot super entendu en 2017 mais tellement peu appliqué)

Avant, un rien pouvait me faire littéralement dévisser et on ne va pas se mentir, même après une grosse session de sport, j’étais capable de tuer un petit chaton qui aurait sali mon jean. C’est précisément ça que j’ai voulu corriger, j’ai voulu arrêter de laisser autant de place à ma colère, elle était en pause permanente et je sentais qu’elle pouvait prendre le contrôle à tout moment. Cette année, j’ai décidé de dire STOP à tout ça et de devenir une meilleure personne.

Anecdote… Il y a quelques jours, j’étais seule à un hôtel à Roissy, le lendemain, je prenais un vol direction Nice avec Direct Énergie pour suivre la dernière épreuve du Paris-Nice (aparté : c’était fou, merci encore Thierry pour cette magnifique journée !) BRREEEEEEF, je dînais seule, donc j’ai pris le parti de prendre en plus mon ordi avec moi pour passer un samedi soir vraiment pathétique. Alors, que je checkais mes trolls sur un des forums que je gère, ma voisine (un peu avinée) me lache « eh, vous avez fait tomber quelque chose ! », je regarde au sol et là, elle hurle « AHAHAH POISSON D’AVRIL ! » Malaise…. Je souris de manière gênée mais je reste concentrée sur mon travail, faut pas déconner, je voulais mater The Voice après… Le dîner continue, elle me lance des petits tacles auxquels je ne réponds évidemment pas et à un moment, son époux va régler au comptoir et là, elle lâche « ouais, va payer, sinon je vais lui casser la gueule, je vais lui baiser sa race dans son clito » (je ne m’attarderai pas sur la poésie de la scène…), elle crie ça en s’approchant dangereusement de ma table où mon sac était posé…. Et là, les insultes reprennent, mon erreur ? Boire de l’eau visiblement puisque selon elle, « tu me fais pas peur avec ton eau » m’a-t-elle lâché (quelle gourgandine je fais…) et elle a commencé à vouloir se jeter sur moi… C’est à ce moment précis que j’ai réalisé que j’avais changé, que j’avais réussi… Mon premier réflexe a été de sauver mon sac à main (la technique de « je fais tomber ton sac pour que tu te baisses, et bim, je t’en colle une »…) et je tente de calmer la dame en parlant doucement et en souriant. SPOIL, elle ne s’est pas calmé et 3 serveurs sont venus m’aider… Après avoir été changée de table, j’ai pleuré un coup mais je n’étais pas habitée par le célèbre « putain j’aurais du lui en mettre une ». Je suis restée calme, et j’ai repris mon forum et mes pâtes. Là, un des serveurs-sauveurs est venu me voir pour me remercier, me remercier d’être restée gentille, me remercier de ne pas avoir fait de scandale (l’ancien moi aurait ensuite retourné le resto), me remercier d’avoir fait en sorte que tout ça soit un non-événement pour l’intégralité du restaurant. Et vous savez quoi ? PUTAIN ÇA M’A FAIT TELLEMENT PLAISIR D’ENTENDRE ÇA !

Pourquoi je vous raconte cette anecdote ? Parce que même pendant une putain de soirée pathétique, même face à une injustice, on peut rester calme, courtois et chercher une issue pacifique. Quand j’y réfléchis, ça aurait servi à quoi que je lui foute ma main dans la tronche ? J’aurais écaillé mon vernis ? J’aurais gâché le repas de tous ces gens heureux de prendre un avion le lendemain ? J’aurais accepté que la violence soit l’unique réponse à la violence et putain ça m’aurait dégoûté de véhiculer ce message, je l’aurais vécu comme un putain d’échec.

La morale de tout ça, c’est que je pense que pendant des années je me mentais à moi-même en me disant que mon attitude était normale, et bien NON, j’étais une fille prête à exploser à tout moment. A partir du moment où tu entames une paix avec toi-même, tout devient très clair. J’ai accepté mes travers, je me suis excusée et fais en sorte de changer, parce que je voulais vraiment que ma vie devienne cool et simple.

Ouais, les gars, je vous fais un cours sur « mec deviens gentil » mais en vrai ça change tellement la vie. Ça a métamorphosé mon rapport avec mes amies et amis. Quand tu places la gentillesse dans tes premiers réflexes et bien ensuite, tu peux vraiment faire confiance aux gens, tu n’as plus peur d’être abandonnée ou trahie puisque tu es apaisée.

J’ai accepté de ne plus être cette femme 100% indépendante qui disait paradoxalement n’avoir besoin de personne. J’ai accepté que oui, j’avais besoin de ma famille, de mes proches, de mes amies. J’ai accepté dire « ouais, là je bloque, peux-tu m’aider ? », j’ai accepté mes failles de santé et j’ai cessé de me cacher. Cette putain de gentillesse a été la clé de ma libération. La preuve ? Le fait que je me sois rapprochée de plein de gens et physiquement, je m’endors désormais sans avoir 15 minutes de spasmes de stress qui font bouger tout mon corps.

ALLEZ, ENTRAINE TOI À SOURIRE AVEC JANOU :

J’ai décidé que 2018 serait l’année où j’aborderai tout avec le sourire, même les journées qui commencent par un réveil trop matinal, des mauvaises nouvelles dans les mails…

On a qu’une putain de vie, ne prenez plus le risque de perdre une seconde à ne plus sourire, à ne plus être ambitieux au point de vouloir faire sourire les autres. La vie est putain de courte et au lieu de rager, on devrait peut être la passer à s’aimer.

EnregistrerEnregistrer

Vous aimerez certainement

5 Commentaires

  • Répondre Geoffrey 14 avril 2018 à 6 h 46 min

    Merci infiniment pour avoir pris le temps de parler de ça, de cette vie trop courte et de ce changement d’attitude qui vient de l’intérieur 🙏 Cela me rappelle aussi qu’on est notre propre maître à bord, que si l’on ne fait rien de soi-même il n’y a que peu de chance pour que notre vie s’améliore.

    Bref : merci 🙏

    • Répondre lafilledelacom 14 avril 2018 à 7 h 26 min

      Merci beaucoup pour ton commentaire, la vie est effectivement trop courte pour qu’on arrête de sourire !

  • Répondre Nicolas 6 mai 2018 à 21 h 00 min

    Plus qu’à virer la rubrique « La Fille Râle » chiche !!!

    • Répondre lafilledelacom 7 mai 2018 à 15 h 13 min

      Ah non, chaque chose en son temps ! 🙂

  • Répondre notstephan 16 juin 2018 à 0 h 48 min

    💙💚💛💜

  • Laisser une réponse